Après plusieurs années dans un grand groupe d’assurances, Emmanuel Haab ressent le besoin de donner une nouvelle direction à sa vie professionnelle. Il envisage une reconversion vers un métier plus concret, tourné vers le terrain.

Le déclic survient presque par hasard, lorsqu’il héberge un stagiaire de l’AGÉCIC qui suit alors la formation DRAM (Devenir Ramoneur Fumiste, en partenariat avec le COSTIC). En découvrant son parcours et ses cours, Emmanuel se projette à son tour dans cet univers. « Il m’a montré ses cours, tout ce qu’il faisait. Et là, ça m’a mis des étincelles dans les yeux. Je me suis dit : c’est génial ce que tu fais ! »

L’idée fait son chemin. Emmanuel se renseigne auprès de professionnels, réalise une étude de marché et prépare son projet avant de quitter son emploi en juin 2026. Une anecdote résume bien cette préparation : un ami ramoneur lui conseille de monter sur le toit de sa maison pour vérifier qu’il n’a pas le vertige avant de se lancer… Ouf ! Le test est concluant !

Bien sûr, cette reconversion ne se fait pas sans appréhension. Mais Emmanuel peut compter sur le soutien de son épouse, de ses enfants et de ses proches. « Le soutien compte beaucoup. S’il y avait eu des réticences dans mon entourage, je les aurais eues aussi. »

Au moment de choisir sa formation à l’AGÉCIC, Emmanuel fait le choix du Titre Professionnel TEMCV, qui associe chauffage au bois, ramonage et ventilation, sujets très complémentaires. « Ca donne une compréhension générale de l’habitat. »

Au fil des semaines, il prend conscience de l’intérêt de relier ces différentes compétences pour mieux comprendre le fonctionnement d’un logement. Son enthousiasme est tel qu’il aurait presque envie de prolonger l’expérience. 

« À la fin de la formation, j’avais un gros pincement au cœur. Je me disais : c’est déjà terminé ! J’aurais presque voulu faire d'autres formations, pour aller plus loin. »

Il retient également l’engagement des équipes de l’AGÉCIC, présentes dès la préparation de son projet, notamment pour l’accompagnement administratif et les démarches de financement. Sa formation a été financée par son CPF, complété par un abondement de France Travail.

« J’ai vraiment été impressionné par la qualité de la formation et par l’engagement des formateurs. Ce sont des personnes qui aiment ce qu’elles font et qui vivent la formation avec nous. » Entre les apports théoriques, la pratique sur les plateformes techniques et la préparation à l’examen, la formation demande un véritable investissement.

Face au jury de professionnels, Emmanuel retrouve le stress des examens, mais aussi la satisfaction d’avoir acquis de nouvelles compétences. « Quand on est face au jury, j’ai trouvé le niveau un peu plus dur. Mais ça donne aussi la sensation de ne pas avoir volé son diplôme. »

Aujourd’hui, Emmanuel prépare le lancement de sa propre activité, Air et Feu Habitat. Il organise son installation, prépare son site internet et réfléchit aux outils qui lui permettront de gérer ses rendez-vous et de fidéliser ses premiers clients.

Pour démarrer, il pourra aussi compter sur les conseils de deux amis déjà professionnels du secteur. Il sait que les premières interventions seront déterminantes pour gagner en assurance et construire sa réputation. « Je pense que les premiers ramonages seront déterminants pour être sûr de moi et pour les premiers retours. Les premiers avis Google sont très importants. »

Cette reconversion n’était pas avant tout une question de revenus, mais l’envie de découvrir un nouveau métier et de retrouver un quotidien professionnel qui lui corresponde davantage. Même s’il sait que l’entrepreneuriat comporte son lot de défis, sa motivation reste intacte. « Ce n’est pas facile de sauter le pas, mais quand on a trouvé le bon secteur et qu’il y a la passion, franchement, on retrousse ses manches et on y va. »

À 44 ans, Emmanuel se lance donc dans une nouvelle aventure, avec de nouvelles compétences, une vision plus globale de l’habitat et l’envie de construire son propre projet professionnel.

Merci à Emmanuel d’avoir partagé son parcours, ses doutes et son enthousiasme avec nous. Toute l’équipe de l’AGÉCIC lui souhaite beaucoup de réussite pour la suite !